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Actu10 août 2026

Trois confédérations écrivent contre Infantino. La CAF n'en fait pas partie

L'UEFA, la confédération asiatique et la Concacaf ont publié lundi une lettre ouverte commune mettant en cause la gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Elles réclament un examen indépendant. Trois confédérations sur six ont signé : la CAF, la CONMEBOL et l'OFC ne figurent pas parmi les signataires.

Trois confédérations écrivent contre Infantino. La CAF n'en fait pas partie

Ce que dit la lettre

Le 10 août, trois confédérations ont rendu publique une lettre ouverte commune : l'UEFA pour l'Europe, l'AFC pour l'Asie, et la Concacaf pour l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Caraïbes.

Le texte porte sur un projet de cession de parts commerciales liées à la Coupe du monde à des investisseurs privés, projet depuis abandonné. Les trois signataires contestent la manière dont le dossier a été préparé et discuté, et rejettent explicitement l'explication avancée par la FIFA, qui a présenté l'épisode comme une erreur de communication.

Ils demandent qu'un examen indépendant soit conduit sur les conditions dans lesquelles cette proposition a circulé.

Au-delà du dossier lui-même, le courrier vise le fonctionnement de l'institution. Les signataires estiment que les décisions concernant le football mondial doivent rester collectives et dénoncent une concentration excessive du pouvoir autour du président de la FIFA. Selon Foot Mercato, ils pointent également une réunion organisée au Maroc à laquelle certains représentants élus n'auraient pas été conviés.

CNN rapporte que la lettre emploie le terme de tromperie et évoque une rupture de confiance.

Trois sur six

C'est le point que peu de reprises francophones mettent en avant, et c'est pourtant celui qui compte le plus pour un lecteur africain.

La FIFA compte six confédérations continentales. Trois ont signé cette lettre. Les trois autres — la CAF pour l'Afrique, la CONMEBOL pour l'Amérique du Sud et l'OFC pour l'Océanie — ne figurent pas parmi les signataires.

Il faut être précis sur ce que cela signifie, et surtout sur ce que cela ne signifie pas. Nous constatons une absence de signature. Nous ne savons pas si la CAF a été sollicitée, si elle a décliné, si elle prépare une position distincte, ou si elle a simplement choisi de ne pas s'exprimer à ce stade. Aucune des sources consultées ne le dit, et nous n'avons trouvé aucune déclaration de la confédération africaine sur ce dossier.

Ce silence est une information en soi. Il n'est pas une prise de position, et il serait imprudent de le lire comme un soutien.

Ce que cela change, et ce que cela ne change pas

Un front de trois confédérations sur six est un événement rare dans l'histoire récente de la FIFA. Il place le président de l'instance en position défensive sur une question de méthode, à un moment où l'organisation sort d'une Coupe du monde.

Il faut toutefois mesurer la portée juridique de ce texte : une lettre ouverte n'a aucune valeur contraignante. Elle ne déclenche pas de procédure, ne suspend personne, et n'oblige la FIFA à rien. Elle demande un examen indépendant sans avoir le pouvoir de l'imposer.

À ce stade, aucune autorité n'a établi de manquement, aucune enquête officielle n'a été annoncée par la FIFA elle-même, et le projet à l'origine de la controverse a été abandonné. Il s'agit d'un conflit institutionnel sur la manière de décider, pas d'une affaire judiciaire.

Ce que nous ne publions pas

Plusieurs articles publiés ces derniers jours associent cette crise institutionnelle à des éléments relevant de la vie privée de dirigeants. Nous ne les reprenons pas.

Ce ne sont pas les mêmes faits, ils ne reposent pas sur les mêmes niveaux de preuve, et les mélanger transformerait un désaccord de gouvernance documenté en un procès d'intention. La question posée par les trois confédérations est celle du processus de décision au sein de la FIFA. Elle se suffit à elle-même.

À surveiller

Deux choses, dans les jours qui viennent.

D'abord, la réponse de la FIFA. L'instance a jusqu'ici qualifié l'épisode d'erreur de communication, formulation que les signataires rejettent. Une réponse plus construite est attendue.

Ensuite, et surtout pour nos lecteurs, la position de la CAF. La confédération africaine n'a pas signé et ne s'est pas exprimée. Qu'elle prenne la parole, dans un sens ou dans l'autre, serait l'élément le plus significatif de la suite de ce dossier.

Sources : France 24, CNN, Foot Mercato, Africa Top Sports. Au 10 août 2026.

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Par Rédaction SportsIqo · Article rédigé avec l'assistance de l'IA SportsIqo à partir de sources citées.