Thomas Partey quitte Villarreal libre et signe à Al-Shabab
Le milieu ghanéen de 32 ans s'est engagé vendredi avec le club saoudien, qui l'a officialisé. Il quitte Villarreal libre de tout contrat, un an après une arrivée qui avait provoqué une polémique en Espagne. Il doit comparaître en 2027 dans un procès pour viols, et bénéficie à ce jour de la présomption d'innocence.
Ce qui est officiel
Thomas Partey a signé à Al-Shabab. Le club saoudien a annoncé lui-même son arrivée ce vendredi.
Le joueur quitte Villarreal libre de tout contrat : il n'a pas prolongé, et aucun montant de transfert n'est en jeu. Aucun élément n'a été publié sur la durée ou les conditions de son nouveau contrat.
À Al-Shabab, il retrouve notamment Yannick Carrasco et Yacine Adli.
La procédure judiciaire, et ce que nous en écrivons
Notre source indique que Thomas Partey doit comparaître en 2027 dans un procès pour viols.
Nous rapportons cette information parce qu'elle est publique, qu'elle est au cœur du traitement médiatique de son transfert, et que l'omettre reviendrait à présenter une version incomplète du dossier.
Nous en restons là, volontairement, et voici pourquoi.
Aucune juridiction n'a rendu de décision. Thomas Partey est à ce stade une personne mise en cause qui attend son procès, et la présomption d'innocence s'applique pleinement. Elle n'est pas une formule de politesse : elle signifie qu'en droit, il est innocent tant qu'il n'a pas été jugé coupable.
Nous ne détaillerons donc ni les faits reprochés, ni l'identité ou le nombre des plaignantes, ni les éléments de la procédure. Nous ne commenterons pas les chances de l'une ou l'autre partie. Ce sont des questions qui se tranchent devant un tribunal, et un article de football n'y ajoute rien d'utile.
Nous ne disposons par ailleurs d'aucune information sur la juridiction saisie, le calendrier précis ou la position du joueur. Nous ne les inventons pas.
La question que ce transfert pose aux clubs
Il reste un sujet légitime, et il ne concerne pas le joueur mais les employeurs.
L'arrivée de Thomas Partey à Villarreal l'été dernier avait, selon notre source, provoqué une vive polémique en Espagne. Un an plus tard, un deuxième club le recrute alors que la procédure est toujours pendante.
Deux positions s'affrontent, et elles sont l'une et l'autre défendables.
D'un côté, une personne qui n'a pas été jugée conserve le droit de travailler. Suspendre une carrière avant tout procès reviendrait à faire précéder la sanction du jugement, ce que le droit interdit précisément.
De l'autre, un club de football n'est pas seulement un employeur : il vend une image, s'adresse à un public large et incarne des valeurs qu'il revendique lui-même. Rien ne l'oblige à recruter tel joueur plutôt que tel autre, et ce choix engage sa responsabilité propre, indépendamment de l'issue judiciaire.
Nous exposons ces deux lectures sans trancher entre elles. La première relève du droit, la seconde de la responsabilité éditoriale et commerciale des clubs. Elles ne répondent pas à la même question.
Le joueur
Thomas Partey a 32 ans. Il est international ghanéen.
Il avait quitté l'Atlético de Madrid en 2020 pour rejoindre Arsenal contre 50 millions d'euros. Chez les Gunners, il a disputé 130 rencontres et inscrit neuf buts, toutes compétitions confondues.
Il avait rejoint Villarreal l'été dernier, et n'y sera donc resté qu'une saison.
Une note de méthode
Nous écrivons habituellement peu sur ce type de dossier, et jamais sur la vie privée des joueurs.
Une procédure pénale n'est pas de la vie privée : c'est un acte public, versé au débat public. C'est la raison pour laquelle nous la mentionnons. C'est aussi la raison pour laquelle nous nous interdisons d'aller au-delà de ce qu'un tribunal aura établi.
Nous reviendrons sur ce dossier si une décision est rendue. Pas avant.
Sources : Al-Shabab (communiqué), via Foot Mercato. Au 21 août 2026.
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Par Rédaction SportsIqo · Article rédigé avec l'assistance de l'IA SportsIqo à partir de sources citées.